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Dimanche 11 février 2007 7 11 02 2007 22:10

Je vous vois de là avec votre petit sourire en coin et votre index pointé sur votre tempe, pensant qu'il me manque un petit vélo, lorsque je vais vous dire à quel point je suis jalouse de cette maudite, qui est devenue ma pire ennemie.

-Jalouse!!! Elle va pas bien l'énervée, elle nous a toujours avoué à quel point son mari ne s'intéressait qu'à elle!!

Eh bien cela peut arriver, lorsque vous saurez que la malheureuse fait corps avec mon mari ,qu'ils ne se lâchent plus, qu'ils lisent , écoutent la radio ensemble, se reposent aussi  en tête à tête pendant  la courte sieste de l'après midi, vous comprendrez que mon infortune mérite d'être mentionnée.

 Bien évidemment elle est moins ancienne que moi, donc moins fatiguée, pas de changement dans son aspect, on devine seulement grâce à la petite bosse révélatrice la place qu'il occupe dans sa vie.

Tant pis pour elle, puisqu'elle tient à épouser ses tours et contours , elle doit supporter aussi le moins agréable, parce que, quand il a la forme et qu'il éprouve le besoin de le faire sentir il laisse sur sa bien aimée un parfum à l'arome particulier, et je vous assure que mon mari n'est pas en odeur de sainteté, contrairement aux pets de nonnes qui n'agressent pas l'atmosphère.

Je dois me résoudre au partage, la compagnie qu'elle tient à mon mari me fait dire qu'il n'a pas besoin de moi tant qu'il est dans ses bras.

C'est de ma faute, et pourtant c'est moi qui l'ai choisie, je ne savais pas qu'il allait tellement s'attacher à elle, jamais je n'aurais dû  l'acheter....... cette banquette!  Je la hais.

 

Par Boule - Publié dans : mon vieux
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Samedi 3 février 2007 6 03 02 2007 20:46

Je n'ai pas compris pourquoi Ginette tient tant à passer un mois en vacances dans un prieuré sur les hauteurs du Puy de Dôme.

 Elle a besoin de calme,de se recueillir, et pour cela elle est prête à payer une fortune  pour partager la vie monacale des petites soeurs du couvent.

Le refuge qu'elle s'impose  par piété sera dur et austère à cause des privations  qu'elle accepte.  Mais malgré ça le prix de la location reste élevé, heureusement  que le montant de sa  retraite est assez confortable , elle n'est pas obligée de pointer aux "ascétiques" pour payer sa place.

Elle pense que vivre en "autistique" comme les religieuses, c'est l'idéal, elle se suffisent à elles mêmes ,elles se passent de toute aide extérieure pour satisfaire leurs besoins.Quel bel exemple d'authenticité, et c'est exactement ce que recherche Ginette.

Il faudra qu'elle s'entraîne à prier, parce que la religion n'est pas sa tasse d'athée, qu'elle oublie "Au nom du Père et du vice..amen", ou "je vous salis ma rue"qu'elle se mette bien dans la tête que les bénédictines ne sont pas liquoreuses mais plutôt filandreuses.Elle va avoir du fil à retordre avec ces énervées de la "cordelière".

C'est bon Ginette , je vais m'occuper de toi, je les connais bien moi, ces folles en corned-beef, je vais t'apprendre les prières, tu n'oublieras plus les paroles, parce que  ma réligion c'est un pieux ma foi.

 

Par Boule - Publié dans : présentation
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Samedi 3 février 2007 6 03 02 2007 15:12

Il faudra quand même qu'il accepte de se faire appareiller les oreilles, si cela peut lui permettre d'esquiver les chocs sur le crâne.

Je vois vous ne comprenez pas la relation. Pourquoi devrait il s'occuper de ses oreilles pour protéger son front? Mais ne vous inquiétez pas, je vais y venir.

Je sais que c'est de ma faute, je n'aurais pas dû laisser la porte du buffet entrouverte,il n'a pas pu l'éviter, il s'est cassé la tête contre le mur.

Avant hier, c'est celle de l'élément accroché au mur qui est la cause de sa bosse au front, bien sûr il paraît que c'est encore moi la responsable, j'oublie de refermer les battants.

Pourtant j'ai essayé de le mettre en garde au moment où il se relevait, mais il ne m'a pas entendu.

C'est pareil sur le court de tennis, même lorsque je hurle il reste impassible, prétextant qu'il ne comprend pas ce que je veux lui dire, parfois j'essaie de communiquer de loin par gestes  il ne réagit toujours pas.

Pourtant les signes sont significatifs, il n'y a aucune raison qu'il ne saisisse pas mon intention, lorsque je mets mon index sur mon poignet en le tapotant pour lui demander l'heure par exemple...plus ostentatoire que ça tu meurs..

Quoiqu'il admette la non préméditation de ma part, il m'en veut d'avoir laissé le fil de l'aspirateur traîner sur le sol. J'avais pourtant envie  de lui montrer le danger qu'il courait pendant qu'il me regardait, avec toujours mon index pointé ,  mais à quoi bon, j'ai renoncé...sachant qu'il ne m'entend pas, même quand je parle avec mes mains.

 Il a eu de la chance ce coup ci, il a pu se rétablir sur ses vieilles guiboles comme un sportif de très haut  niveau.

Elle est pénible cette maladie qui empêche non seulement de comprendre les signes vocaux  quand tu effleures ses esgourdes, mais aussi le langage des mains qui devrait lui en faciliter la compréhension.

Je crois qu'il est un peu malin quand même, il aime bien  couper les écouteurs de temps en temps, et prendre un petit peu de vacances tout seul, ses mots croisés sur les genoux, et ses livres d'histoire à proximité. C'est le seul moment où il a l'air heureux et comblé.Son visage redevient souriant, serein, plus rien ne le touche, c'est le roi du pétrole, il a trouvé le moyen unique de comprendre enfin un mode de communication : le signe graphique, et celui là il va en abuser, c'est le seul qui va lui convenir lui la victime atteinte d'aphasie,  enfin une occupation qui a le mérite de l'intéresser.

Oui mais je vais quand même devoir m'entrainer à écrire rapidement pour le mettre en garde toutes les fois qu'il se trouvera devant un obstacle qui menacera sa sécurité...c'est pas gagné.

Pourtant pauvre homme il fait des efforts, parfois il m'entend avant que je ne parle, et il me répond aussitôt.  Il m'avoue qu'il a le pouvoir de connaître un évènement à l'avance, et qu'il devine toujours mes pensées, même à distance.

Pourquoi ne met il pas en pratique ce don de prémonition? cela me faciliterait la tâche, je n'aurais plus besoin de lui répéter les choses pour qu'il les comprenne parfois; parce qu'il lui arrive aussi de les saisir de travers.

Il est le professeur Tournesol dans un état avancé d'affaiblissement de l'ouÏe, c'est dire à quel point son audition est défectueuse. 

Je vais l'aider tout de même à surmonter ce processus d'achèvement, je promets que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour ne jamais devenir aphone.

 

 

  

 

 

 

 

 

Par Boule - Publié dans : mon vieux
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Samedi 27 janvier 2007 6 27 01 2007 18:25

La promotion canapé, tout le monde connaît, vous pensez peut être qu'elle est exclusivement réservée aux femmes soucieuses de s'élever socialement.

Je vous garantis  qu'il peut y avoir des exceptions, il se trouve que je suis celle là.

Comme J'ai toujours pensé que toute peine méritait salaire, je me dis que plus on accumule les tâches, plus on se montre polyvalent, plus on mérite un avancement.

Mon mari l'a très bien compris, il redouble d'activités: il s'occupe totalement de l'intendance: le ravitaillement  il connaît , la cuisine n'a plus de secrets pour lui,  en bon technicien  c'est lui qui fait fonctionner les machines à laver de la maison, il pousse la perfection jusqu'à étendre le linge, et ranger la vaisselle en fin de cycle.

J'avoue que de temps en temps je consens à le  monter en grade, et je lui confie d'autres occupations, de son côté, il me prouve son dynamisme en acceptant toujours avec plaisir les nouvelles missions.

Il est la rigueur même, il n'est pas question pour lui de changer l'ordre des choses. Mon bol de soupe est toujours à sa place au milieu du set, la pomme que je déguste le soir dans mon lit est placée derrière celui ci,  le fromage est à gauche, et le yaourt à droite.Je pourrais ,les yeux fermés me restaurer sans aucun tâtonnement.Quelle qualité de l'absolu poussé à l'extrême!

Il est toujours heureux, il adore son travail, et il cherche toujours à se faire remarquer pour atteindre le maximum de points. J'ai bien compris que son ambition serait d'être décoré de l'ordre conjugal du mérite; pour cela, Il a décidé d'augmenter ses charges, à présent il me descend ma soupe tous les dimanches, afin que je puisse regarder Drucker à la télé. Il la souhaite à fond sa médaille.

Ne me dîtes pas qu'il est lèche charentaises et que son espoir est de toujours faire plaisir à son patron, uniquement pour attirer sa sympathie et sa reconnaissance.Je vous répondrais que sa compétence reste pour moi l'essentiel.

Je me tâte tout de même, il manque quelques cordes à son arc pour atteindre le plus haut niveau de qualification, il a des absences parfois, il oublie de poser la petite cuillère du matin à côté du bol qu'il prépare le soir, pour mon petit déjeuner du lendemain.

Je crois qu'il a encore quelques progrès à faire, la question se reposera pour moi lorsqu'il me démontrera qu'il a aussi des talents de couture et de repassage.

Sur ce, je vous quitte, j'ai le bilan de sa journée à faire, et son emploi du temps pour demain à vérifier.

 

Par Boule - Publié dans : mon vieux
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Mardi 23 janvier 2007 2 23 01 2007 21:47

J'avoue que reprendre les articles sur mon blog  ne me tentait pas.

Ce n'est pas le voyage au Cameroun qui m'a laissée sans ressort, c'est plutôt le retour qui m'a déboussolée.

Les enfants sont installés comme je l'espérais, dans une magnifique et grande villa avec jardin et maison de gardiens, servis par une main d'oeuvre plus utile que qualifiée, mais heureusement présente de nuit comme de jour.

La qualité de vie qu'ils ont trouvée sur place est prodigieuse, ils ont l'air tellement heureux, tellement occupés, tellement bien, que même si cette idée me rassure, je ne peux pas m'empêcher de ressentir une espèce de tristesse qui me fait dire,que je n'ai plus de place dans leur univers de bonheur.

Je sais qu'ainsi va la vie, il faut tout simplement que j'arrive à m'habituer à ce changement, que je comprenne que mon fils est un homme, qu'il n'est plus le petit garçon accroché à sa mère, et incapable de se passer de sa présence, la faute me revient, je n'aurais pas dû le croire, c'est lui qui est normal,et c'est moi qui n'ai pas grandi.

Le Cameroun est l'endroit idéal pour un dépaysement complet. Tout là bas est disproportionné, les plus belles résidences de la ville touchent les taudis les plus misérables.Les plus riches vivent tout près des plus pauvres, et cette promiscuité ne gêne personne.

Je m'imaginais la capitale autrement, la ville qui comptait parmi sa population, un habitant de marque, son président, devait au moins donner une autre image de son centre. Et même si j'étais au courant de la pauvreté qui règne en maîtresse dans ce Pays,  J'espérais des boutiques "à la manière Africaine" bien entendu, des rues pavées, des trottoirs bordant les "avenues", ma surprise a été monumentale, c'est l'anarchie complète, les voitures règnent dans cet espace où le code de la route n'est pas appliqué, et où il faut montrer de la dextérité pour trouver son chemin dans le flot de la circulation.

La seule avenue acceptable mais qui est seulement empruntée par les voitures officielles est celle qui mène à la résidence du président, celle là est défendue à la fréquentation du trafic routier et la surveillance des policiers quant au maintien du respect de la loi, est maintenue.

 Les marchandises sont exposées sur les trottoirs, les prix non affichés sont soumis à la volonté du vendeur qui accepte malgré tout le marchandage parce qu'il est une religion dans ce pays.

Je crois que la plus grande difficulté pour moi était de résister à la demande permanente des passants dans la rue, qui voulaient  nous faire réaliser des "affaires", je pense que sans la présence des enfants je me serais laissée piéger comme une débutante. J'ai beaucoup de mal à tenir fermé mon porte monnaie, et mon fils ayant anticipé sur mon incapacité à opposer un refus à toute proposition marchande,  ne me donnait de l'argent qu'au compte gouttes.

J'y ai vu des choses nouvelles, que jamais je n'aurais imaginées , je me suis trouvée dans des endroits des plus insolites qui soient, j'ai emprunté des chemins à grande difficulté sur des pistes "spécialement équipées quatre quatre".pour aller à la rencontre des pygmées, visiter les réserves d'animaux..

J'ai même passé des moments privilégiés avec" Patrick Bruel "(sic) qui tenait une gargotte sur la plage, je trouve que l'Afrique lui va bien, il prend les couleurs du pays, il m'a accordé une danse et séduit par la qualité de ma prestation, il m'a promis une place dans son groupe de danseuses nues. J'ai refusé l'invitation, dans cette tenue spéciale je préfère danser en solo.

 J'ai cotoyé des gens merveilleux de gaieté, des gens touchés à cause de l'attention qu'on leur manifestait, quand on prenait le temps de nous entretenir avec eux.

La manucure,le photographe, le diamantaire, le dentiste, l'opticien et les autres sont tous installés dans des petites cabanes en bois aux  toits de tôle, aux enseignes écrites à la main et portant des expressions ronflantes telles que: "Au chic de Paris"  ou "Au bonheur des dames" "chez Beaucuse" (sic) la palme revient a cet illustre inconnu Mr X" "gynécologue, neurologue" qui devait, vu la place qu'il occupait , ausculter ses patientes au milieu de la rue.

La caserne est un endroit protégé, malheur à celui qui soulage ses envies sur le mur qui entoure l'enceinte, d'ailleurs l' inscription écrite bien en évidence décourage les plus téméraires.

--Attention à vous, il y a danger à pisser sur le mur.

L'endroit le plus insolite a été pour moi, le  plus grand marché couvert de Yaoundé, c'est une véritable fourmillère grouillante de monde. Il est difficile de retrouver son chemin dans ces lieux "noirs" de foule.Les étalages des échoppes craquent sous le poids des marchandises, j'ai eu du mal à choisir le boubou à ma taille, ou le souvenir à ramener, c'est justement à ce moment là que l'intention d'élire domicile au Cameroun m'a effleurée, je me suis rendu compte à quel point les mâles de ce pays s'intéressent aux petites blondinettes quel que soit leur âge.

Quel plaisir pour moi de redevenir une femme que l'on regarde, il y avait longtemps que cela ne m'était pas arrivée. J'ai même fait mon petit effet parmi les religieux musulmans qui fêtaient la fin du Ramadan, je me suis rendu compte à ce moment là que l'habit ne faisait pas le mollah.

Les chutes de La Lobé, ne sont pas celles du Niagara, mais l'endroit est pittoresque et plein de charme, l'eau tombe en cascades dans la mer, et le résultat final nous renvoie l'image d'un océan dont la couleur grise contrastait  avec le bleu qui au large caractérise le golfe de Guinée.

Merveilleuses sont les plages, et les restaurants huppés vous invitent à un déjeuner frugal sur le sable. Ce cher "Maxim's"nous a servi un repas royal, composé d'un capitaine à la bar"re" rivalisant avec le gros barracuda, pour séduire les délicieuses petites crevettes d'eau douce toutes frétillantes, et qu'il fallait deshabiller pour mieux profiter de leur chair.

La prochaine fois, nous rendrons visite à " Ali Baba" pour y goûter ses 40 merveilles, ou au " Au Jardin des Sens" pour aiguiser celui de tous...nos appétits.

Je peux vous dire sans me tromper, que la mer était chaude, mon fils s'y est rendu sans hésitation, alors qu'il est très sensible d'ordinaire à la température de l'eau...Je n'avais pas pris de maillot, on ne déjeune pas chez "Maxim's" en tenue décontractée. Je n'ai rien perdu, je me suis régalée à entendre les rires des petites, leurs cris de joie au moment où elles plongeaient dans les vagues, leur bonheur de se trouver dans un endroit pareil, lieux paradisiaques par excellence qui donnent l'impression que les vacances sont éternelles. Il manquait à mon plaisir ma petite Florine , j'aurais tellement aimé la voir au milieu de ses cousines et partager avec elles les mêmes jeux .

J'ai quand même trouvé le vase aux motifs Africains que je souhaitais mettre en évidence sur la table de mon salon.Celui là avait pourtant bien voyagé, il a traversé l'océan, il a eu chaud, parce qu'il a failli rester à Yaoundé, il ne voulait pas payer une taxe imméritée sur son prix d'achat, il avait bien compris que la préposée des eaux et forêts s'amusait à se faire passer pour une douanière, heureusement que le vigile était d'accord avec lui, et l'a fait passer en douce. Le problème c'est qu'il n'a pas pu supporter le climat d'Aurillac, dès sa descente de voiture, juste au pied de l'immeuble, il explose de colère...Quel pays de cons, on se gèle ici!!

Un  ennui de taille quand même à l'occasion de ce beau voyage, j'ai pris un traitement spécial moustiques, et j'ai passé mes journées spéciales coliques.

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

Par Boule - Publié dans : présentation
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 10 2006 19:21

Je reviens auprès de vous pour la dernière avant de partir.

Voilà 1 an que ma copine Michèle, a perdu son époux. Hier, elle nous annonçait son désir d'une nouvelle vie, et son intention de ne plus attendre avant qu'il ne soit trop tard.

Elle avait compris qu'à partir du moment où son fruit était sa propriété toute nue, elle devait lui en éviter l'usure.

Pour cela elle devait étudier les dispositions testiculaires d'un éventuel candidat à la succession, et s'assurer qu'il prendrait très sérieusement "son bien "en héritage.

Denis devenait le légataire universel, parce qu'il correspondait à ses critères de choix.

Elle était certaine qu'il respecterait  l'acte solennel par lequel il s'engageait à la laisser disposer de " son bien" en cas de disparition de sa part. Et  Denis en bon testeur a accepté le contrat , en ajoutant néanmoins une clause lui garantissant un droit privatif, donc l'assurance  qu'il en serait le seul membre jouisseur pendant toute la durée de son existence.

Denis a compris que le privilège accordé devait être hautement considéré, et depuis sa nomination au sein de Michèle, il a arrêté ses échappées nocturnes, et garde sagement les mains croisées au dessus de son lit.

Par Boule - Publié dans : un besoin de parler
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Lundi 9 octobre 2006 1 09 10 2006 22:55

Je suis presque prête pour le grand saut, je vais devoir vous quitter mes chers lecteurs  pour 1 mois,  j'espère vous retrouver un peu plus loquaces à la rentrée.

Je ne sais pas du tout  si je vais être en mesure de vous relater les évènements qui m'attendent en Afrique, mais sachez que pour moi l'aventure sera lourde de conséquences.

Je sais que les moustiques adorent les viandes blanches, je suis un vrai terrain propice.

Que les amibes parasitent les hommes, qu'ils choisissent le postérieur comme lieu de prédilection... ils sont pour moi.Ces petites bêtes vont vivre à mes dépens, parce qu'elles auront trouvé ma chair à leur goût et un emplacement de choix,  mon cul attire bien la concupiscence des acharnés au plaisir, ces bestioles ne dérogeront pas à la règle de la jouissance du bien sans en avoir la propriété.

Le soleil qui devrait répandre son influence bienfaisante sur la plupart d'entre nous, agit sur moi de façon pernicieuse et me rougit jusqu'au blanc des yeux, ma face est rayonnante et rubiconde, et mes joues pètent le feu.

La chaleur élève ma température, me provoque des effets secondaires elle ne me laisse pas moi la femelle en état d'excitation , mais plutôt en état de rayonnement .Je suis une  vraie enluminure, une lanterne rouge mais seulement destinée à éclairer  les maisons closes en panne d'énergie

Et la pluie , parlons d'elle mon état  rendu lumineux par la canicule et chauffé à 'blanche" par le soleil, ne résistera pas à l'humidité ambiante,  et à cause de mon imagination incandescente, jamais je ne pourrais échapper à l'hydrocution.

Les promenades en 4x4 sur des circuits boueux et détrempés, ne m'inspirent pas confiance,je suis capable de tomber de voiture et de m'enliser corps et âme dans les sables mouvants en terrain marécageux..Parce que débarrasser son anal de la boue, le curer ,  le draguer relève d'un travail hautement  pointu.Et il faudrait que je tombe sur le bon artisan...allez trouver un professionnel en pleine brousse!!

Vous voyez, j'ai peu de chance de revenir de bonne humeur de ce voyage du bout du monde, heureusement que mes enfants m'aideront à survivre, et ils vont s'employer à me rendre le séjour le plus agréable possible, à moins qu'ils me retiennent une place dans un hôtel particulier qui accueille les vieux  embarrassants, et qu'ils viendront me reprendre juste pour me jeter dans l'avion  du  retour

 

Par Boule - Publié dans : vieille moi?
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Dimanche 8 octobre 2006 7 08 10 2006 20:07

Je ne sais pas si je souffre d'un dérèglement de mes cellules nerveuses, ou si l'âge est la seule cause de mon déséquilibre neuronal, mais je me surprends à mélanger le rêve et la réalité.

Dans mes songes, je me revois toute petite fille, et j'ai l'immense plaisir d'avoir tout près de moi une Mamie sourire, une Mamie amour.

Ses bras sont toujours ouverts, prêts à m'accueillir lorsque j'ai besoin de refuge, ses mains sont toujours tendues pour recevoir les miennes.

Elle est heureuse parce que je suis tout près d'elle, elle me raconte toutes les histoires de son passé qu'elle a patiemment mises en pages dans un ouvrage qu'elle me destine à la lecture, et qu'elle met religieusement de côté pour moi.J'ai bien compris que  sa source d'inspiration était tout amour, et que les sujets abordés sa raison de vivre.

Elle est intarissable ma Grand-Mère, elle m'inonde de mots tendres, je lis dans ses yeux si doux tout le bonheur qu'elle a d'être avec moi.

Elle m'embrasse souvent, me dit qu'elle m'aime, je sens bien qu'elle a un besoin vital de moi, et cet amour immense que je reçois comme un cadeau me réchauffe toute entière.

De mon côté j'ai envie de la prendre dans mes bras, de lui dire que jamais je ne l'oublierai; ce livre qu'elle me dédie , je le parcourrai avec tant de plaisir pour la connaître un peu plus, il restera toujours auprès de moi en témoignage de ma reconnaissance pour tout ce qu'elle a eu le temps de me donner.

Je sais Mamie mon rêve va se terminer, je n'ai pas le désir de nous réveiller je suis si bien contre toi.Aujourd'hui, tu m'as appelée Florine, demain je serai certainement Mahaut et après demain Isaure.

Tu vois ne sois pas triste, toutes les trois sommes aussi en manque de toi,le besoin que tu as de donner, nous avons envie de le prendre.

 

 

Par Boule - Publié dans : une émotion
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Vendredi 6 octobre 2006 5 06 10 2006 21:10

Aujourd'hui, j'ai fait ma bonne action de la semaine.

Je suis allée visiter nos seniors en maison de retraite, et pour une fois, je n'ai pas envie de plaisanter.

Sachant que nous serions là dans l'après midi, ils étaient tous endimanchés, et attendaient sagement dans la salle d'accueil notre arrivée.

Le moment passé avec eux a été émotionnellement très prenant, avant de nous laisser aller à la bonne humeur, nous avons recueilli les confidences de nos anciens, et presque tous parlaient du manque de visites de leur famille, et de  l'affreuse solitude qui en résultait.

On devinait  lesquels éprouvaient  ce syndrome de l'abandon, ils avaient sur leur visage tous les stigmates de l'ennui , et semblaient  attendre paisiblement  une délivrance qui les libèrerait  de cet état extrême d'abattement.

Quel espoir mettre dans la vie, quand on a cru à la pérennité de l'amour des siens? Comment supporter un tel vide? Comment  vivre avec la conviction de ne servir à rien?

Pour quelques uns l'éloignement était la seule raison de leur isolement, mais pour d'autres la mise à l'écart  ne s'imposait pas, et la décharge était souhaitée.

Je sais, j'ai déjà entendu le fameux adage qui tombe comme une sentence, on a les enfants que l'on mérite

A présent, je ne peux plus adhérer à cette pensée platement phIlosophique, je crois que les rancunes, les différents ne devraient pas résister devant un tel effondrement .

Il ne faut pas abattre un vieillard couché.

Mon émotion est à fleur de peau, mais pourtant, je sais et j'en ai la conviction profonde, que jamais je ne manquerai de l'amour et de l'attention de mes enfants.

 

 

 

 

 

 

 

Par Boule - Publié dans : une émotion
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 10 2006 12:01

Je vais prendre l'avion dans quelques jours, et mon inquiétude est énorme.

Je n'aime pas ce moyen de locomotion, il me fait peur.

J'ai fait mes adieux à toute la communauté des retraités du Cantal.

Le choeur de l'armée des anciens combattants a entonné pour moi le chant à la gloire des disparus.

"Ce n'est qu'un au revoir ma soeur", Ah non!  ils vont pas continuer à me poursuivre de leurs assiduités  jusque dans l'au delà, ma patience a des limites, j'ai l'intention de filer incognito.

Tant pis pour les vieux de mon club, ils n'auront qu'à se trouver une autre pin up avec la même belle plastique.Je veux rester l'élue de mon Créateur, et non pas la coqueluche des baratineurs.

De toute façon,ils auront fière allure nos vieux "Kangourous" en rut au milieu des anges asexués et sans slip.

Soyez avertis, vous allez devoir observer l'abstinence, et branler seulement de la tête pour approuver cette consigne,et encore sans les lamentations pour recevoir la bénédiction du ciel.

Vous n'aurez encore pas de chance pendant l'élévation, le vin est aboli, et l'ordre est formel, pas d'alcool, vous allez boire de l'eau .

 Vous vous posez des questions sur la toute puissance divine,  de sa faculté de transformer l'eau en vin, de son amour à l'infini qui nous demande de nous aimer les uns les autres,  de procréer dans la joie. Perdu? dans le jardin de l'Eden, la figue est défendue, rappelez vous la pomme, vous n'avez pas réussi à l'avaler,elle vous reste encore au travers de la gorge. Vous devez rester chastes et vous y plier.

Ah, je vois vous n'avez plus du tout envie de me suivre? Tant pis, vous aurez du mal à trouver une autre ambassadrice de charme.

De mon côté , pour ne pas tenter les saints ,j'abandonnerais mon enveloppe charnelle au profit d'une incarnation à l'image du temps qui s'écoule et pour gagner la rédemption de mes fautes,  je ne ferais pas mystère de ma trinité à moi, celle de mes trois péchés capiteux, le désir"de plaire", le plaisir "de réussir", et l'obstination "pour continuer".

J'ai bien peur de vous regretter,  vous me manqueriez , entre le plaisir de vous côtoyer, et la hantise de quitter les miens, j'empêcherai toute incursion de la faucheuse dans ma vie que j'aimerais toujours passer auprès de vous tous.

 

 

Par Boule - Publié dans : un besoin de parler
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